De quelques catastrophiques dégâts que peuvent entraîner une crève :
MINISTERE DE TOUT CE QU’IL NE FAUT PAS
Bureau central du bordel administratif des archives
Département des témoignages classés par ordre alphabétique
Service de les affaires sanitaires
Cellule des presbytes équipés de verres à doubles foyers
Rapport n° 78 451
REF : MINTFP/BCBAA/DTCOA/SAS/CPEVDF-000894-GD/dh-2132
Courrier du Comité Contre la Crève – Déc. 2007
Monsieur le Ministre,
J’ai l’honneur de vous soumettre, par la présente, le compte rendu détaillé d’une épouvantable
expérience onirique survenue dans la nuit du 18 au 19 décembre 2007, suite à l’absorption involontaire d’un virus de crève dans un endroit encore indéterminé.
Le cauchemar se situe dans le contexte d’une rencontre philosophico-gustative prévue le
mercredi 19 à 12h23, avec les citoyens XXXX et XXXX, dans le cadre de la commission parlementaire relative aux droits et devoirs des pizzas en métropole urbaine. A l’occasion d’une
permission réglementaire, je me rends donc au lieu dit pour y attendre mes comparses et m’installe confortablement dans la douce chaleur d’une gargote accueillante. Le citoyen XXX arrive enfin,
sans trop de retard, je lui serre la pogne, nous nous asseyons à notre aise et commençons à deviser agréablement pour passer le temps qui nous sépare de la venue du troisième larron.
C’est alors que se produit ce qui ne peut (fort heureusement) n’arriver qu’en songe : je
m’aperçois soudain de la présence de ma maman à nos côtés… ! Pris d’une panique incontrôlable, j’hurle à m’en faire péter les bronches déjà endolories par cette petite saloperie de virus.
Le camarade XXX tente vainement de me calmer, tandis que maman, imperturbable, contemple la scène avec son air de Droopy. Retrouvant enfin et non sans peine, la faculté d’aboyer quelques mots,
je lui demande la raison de sa présence inopportune en ces lieux de haute confidentialité. Celle-ci m’explique avec une affliction maladive minée de bienveillance pathogène, qu’elle s’est
subrepticement glissée dans la scène afin d’y contrôler la bonne tenue de mon alimentation. Je tente calmement, lui tapant dessus de tout ce qui me reste de forces avec une chaise, de lui faire
entendre raison, en arguant du fait que j’ai très légèrement dépassé le stade de fœtus. Mais la vieille dame reste de caoutchouc et la chaise rebondit. Je m’enfuis à toutes jambes et tente de
regagner au plus vite le départ grandes lignes de la gare la plus proche. Le réveil arrive alors, brutal, plein de sueurs glaciales, d’angoisses palpitantes et de symptômes
grippaux.
J’ose espérer que ce bref exposé pourra servir la juste cause républicaine de l’éradication
crèvique.
Dans l’espoir d’avoir pu y apporter une modeste contribution, je vous prie de croire, Monsieur le
Ministre, en l’expression de mes plus respectueuses salutations.
Alex
Boucherie-Charcuterie-Triperie Néofantaisie
SARL au capital de 12 Euros, Internet-sur-Réseau
Deniers du culte