néofantaisie
(manquait plus que ça!)
 
 
 
Mercredi 31 octobre 2007

Grand-p--re-en-uniforme2.jpg

Avec son sabre, Grand-Père Evgenie pourfendait du Prussien !
Puis il y déposait ensuite les cendres de son éternelle cigarette.
Domage qu'un certain caporal Adolf ne soit pas tombé sur sa route...


Dimanche 28 octobre 2007

J’adore m’amuser avec les "réseaux sociaux" qui deviennent de plus en plus à la mode. Un exemple aujourd’hui avec l’étonnant netlog.
 
Ce qu’il y a d’intéressant sur ce site est qu’il met surtout en avant l’image et une présentation rapide qui est surtout lié à l’iconographie. Ses anciennes appellations étant d’ailleurs « coolbox » puis « facebox ».
 
J’y ai donc sévis sous plusieurs identités, divers profils, histoire de malmener l’attente idéologique dominante, c'est-à-dire une approche de supermarché.
Les produits sont affichés, mis en rayons (profils), côtés (on peut mettre des notes), triés (il existe un système de « clans », invitation au tribalisme, clin d’œil au Ku Klux Klan…?), c’est apparemment gratuit mais il s’avère que des options importantes sont payantes (grand classique du marketing), on y fait de la promo (les inscrits sont invités à rameuter tous leurs contacts électroniques), on y cultive un système d’amitiés commerciales (hop en un clic on se fait des « amis » que l’on ne connaît ni d’Eve ni d’Adam), etc.
 
La majorité des abonnés y recherchent évidemment le sexe et l’amour, ce qui n’a rien de choquant et reste vieux comme l’Hérode de la communication !
Disons que ce qu’il peut y avoir de choquant est plutôt le fond de commerce idéologique dont je parle précédemment, mais aussi le fait que la censure qui y est pratiquée soit plus de type puritain que de type humaniste. Ainsi, visitais-je hier le profil d’un jeune facho Belge pas piqué des hannetons, par exemple. Quant à l’ampleur de la fourchette des âges, elle demeure aussi sujette à caution : des individus mineurs de 14 ans vont y côtoyer des adultes dans un jeu essentiellement basé sur des critères de séduction. Les hébergeurs de la plate-forme n’ayant semble-t-il pas à l’idée de créer deux sections clairement distinctes. On reste songeur…
 
Mais voici un exemple de mes incartades dans ce sympathique univers.
 
Précisions : je prends pour pseudonyme joyeux et avenant « VivreCestSourire », je décore mon petit espace avec des photos usant de dérision, comme par exemple une image de taudis que j’intitule « Mon élégante demeure » ; j’affiche sous la rubrique Prénom Nom : Alexandre François-Louis MARTIN de SAINT-BALOURG ; je choisis comme hobbies « La chasse à courre », comme profession « Chasseur de Mamouths » ; j’y loge deux portraits biens bruts de décoffrage sous l’un desquels je marque « Homo Sapiens Neanderthalensis – Moi » ; et pour ajouter à la confusion je plaque d’authentiques goûts musicaux, en faisant figurer le noms d’artistes que j’apprécie.
 
Donc, ce matin, en me promenant, j’aperçois le profil d’une femme de 40 ans qui affiche la présentation suivante :
 
« Sexy, hyper féminine très bien faite. Très dynamique, entière, sale gosse, marrante, remuante voire fatigante, bavarde, sensible, émotive, fidèle, attachante mais un peu chiante bref je revendique tous les défauts (et les qualités aussi) d'une Femme avec un F.. mais difficile de me faire craquer... Challenge à prendre ??? Désolée mais la diplomatie n'étant pas mon fort : Gros, Mous, Lents, Baveux, Impuissants, Insipides, Bedonnants,Tristes, Dépressifs, Queutards, Nains de jardin et d'ailleurs, Pieds qui puent, Sourds et muets économisez votre pc et votre clavier.. inutile de perdre votre temps. Je précise aussi que j'aime les gros bras, ils protègent bien et c'est vachement mieux pour les câlins. Petit détail qui a son importance.. lors d'un chat évitez les messages texto et les fautes d'orthographe... hé oui je suis blonde mais je suis une orthophile donc les incultes "DU BALAI" !!! »
 
Je m’empresse d’inscrire dans son livre d’or (rubrique nommée Guestbook) :
 
« Gros, Mous, Lents, Baveux, Impuissants, Insipides, Bedonnants,Tristes, Dépressifs, Queutards, Nains de jardin et d'ailleurs, Pieds qui puent, Sourds et muets... »
 
Un rien eugéniste comme propos…
C’est sûr qu’un monde avec de grands blonds ariens costauds ça donne plus de piquant ! »
 
L’auteure fait disparaître rapidement ma dédicace et m’envoie ce courrier :
 
Bonjour,
 
Déjà quand on est bien élevé on dit "Bonjour". Je ne sais pas comment ni pourquoi tu as choisi ce pseudo mais pour un mec qui prône "la joie de vivre", ton agressivité sur mon guestbook me laisse entendre que tu l'as choisi pour tromper l'adversaire. De plus, très cher, mon annonce est à lire au 2ième degré mais pour cela il faut avoir un tantinet d'humour et une bonne dose d'intelligence, à priori cela te fait défaut. Je te saurai grè à l'avenir de ne plus venir polluer mon guestbook, cela t'évitera de te rendre ridicule... à bon entendeur... »
 
Auquel je réponds :
 
Hello,
 
Je crains que la question de mon pseudonyme ne soit qu'un faux-fuyant, je me dresse ici contre des propos qui demeurent une invitation à la ségrégation, s'il s'agit d'humour c'est celui des fêtes du Front National ! D'ailleurs le terme "polluer" est très apprécié des gens d'extrême droite. Le 2ème degré qui évoque les "valeurs" du 3ème Reich, NON ! »
 
Naturellement, je ne vais pas ici démentir la part de provocation que je donne à ma participation sur cette plate-forme et qui peut, par la déroute qu’elle amène conduire, à des interactions tendues et aux malentendus. C’est volontaire !  Ce que je voudrais mettre en exergue, c’est d’une part l’importance de la part d’esprit critique qu’il est toujours nécessaire de garder face à un contenant et aussi à un contenu qui pourrait sembler anodin.
Le contenant, c’est la manière dont le site est fait et ce qu’il peut prêcher implicitement comme valeurs. Le contenu c’est ce que les gens vont se permettre d’y inscrire comme tout à fait « acceptable ».
Dans l’exemple que j’ai donné, ce qui me semble inacceptable c’est d’exposer des critères de sélection qui sont clairement ségrégationnistes, même à titre personnel. La liste « Gros », « Impuissants », « Tristes », « Dépressifs », « Nains de jardins », « Sourds et muets » pourrait aisément se voir cumuler : « Noirs », « Juifs », « handicapés moteurs », « Aveugles », « Manouches », « schizophrènes », etc.
Ce qui est particulièrement indigeste dans la présentation de cette personne est qu’elle emploie l’humour pour faire passer un message de tri des êtres humains qui exclut comme par hasard des catégories d’apparences et de comportement que n’appréciaient guère les nazis… Et cela, quand bien même le début de ses propos clamerait une forme d’autodérision (assez ambiguë toutefois) : « Sexy, hyper féminine très bien faite. Très dynamique, entière, sale gosse, marrante, remuante voire fatigante, bavarde, sensible, émotive, fidèle, attachante mais un peu chiante bref je revendique tous les défauts (et les qualités aussi) d'une Femme avec un F ».
Quant aux photos, elles évoquent l’allure d’une femme sportive et plutôt « bien faite » au physique on ne peut plus… européen !
Dimanche 28 octobre 2007

 

Qu’a s’arrache plus bien
hume misère dans le rien
plonge hirsute saison !
 
va s’orne l’ombre sa mission
où le fil n’inscrire
cauchemar l’or sans faillir
 
Klimt avec un peu d’Ensor
oh, beau mystère au malheur !
 
automne appose
sa douleur




2000
in ME-LANGUE  1998-2002

Dimanche 28 octobre 2007

 

Transabigraphe-1.jpg

Histoire d’un poisson myope - 1992
Marqueur, stylo, correcteur.
Série : Transabigraphes
 
Vendredi 26 octobre 2007
 
La question de l’amour sacré demeure pour l’humanité une préoccupation essentielle.
 
« Dieu nous aime-t-il ? » se demandent tour à tour Mère Teresa ou Staline. Et toujours cette lancinante interrogation, ce doute anxiogène…
Il n’est cependant qu’à contempler le réel pour constater avec un grand soulagement que, oui, Dieu nous aime bel et bien !
Voyez comme la misère et la souffrance sont présentes et cela balaiera vos angoisses. Car « qui aime bien châtie bien » dit l’adage ; ainsi, Dieu châtie à tout va, il laisse aller son martinet tel une caresse paternelle ; il s’emploie ardemment à offrir aux incrédules, autant qu’aux fidèles, les rougeoyants stigmates de son affection transperçante. Même Junior en profite, un petit tour en peau de bonhomme et hop le voilà crucifié ! « Agneau de Dieu », ton papa t’a gâté.
 
Alors évidemment qui mène une vie paisible et abondante, se voit comblé de succès et pourvu d’une solide carcasse, aura tendance au doute… Il ira parfois jusqu’à renier le Créateur et son Intelligent Design. Il s’oubliera dans l’adoration d’idoles éphémères telles la Raison ou la recherche du Tao. Il s’enfermera dans la philosophie ou la science pour oublier sa peine, écumant les traités profanes pour tenter un déni vain de sa demande d’amour. Il se détournera du Tout Puissant qui pourtant ne l’a pas oublié. Car dans son infinie clémence, dans sa miséricorde éblouissante, l’Eternel pose quelquefois des jalons de confiance, délivre avec surprise d’heureuses consolations. Voilà ainsi que tout à coup notre riche et triste cartésien se plante avec sa Porsche et, par un effet de grâce, se voit comblé d’une invalidité à 100% avec majoration pour tierce personne. Bienheureux, doutes-tu encore ?
 
Ah, je me souviens de ces belles discussions avec Jésus, quand on bouffait des olives en reluquant le rebondi des jolies Béthaniennes et qu’il s’exclamait soudain : « Ce qu’il y a de vraiment bien dans le boulot de Papa, c’est qu’il s’en paye une sacrée bonne tranche ! »




Mardi 23 octobre 2007



shoes-202.jpg

Click on the pic !


Samedi 20 octobre 2007

 

S’il y a mille raisons de ne pas témoigner de sa gratitude, il y en a sûrement mille et une de la dire.
 
Aussi voudrais-je céans te rendre hommage, à toi qui n’aime pas plus les présents que de t’entendre dire « merci ».
Je suis navré d’avoir à t’imposer une telle épreuve, mais oui, c’est bien à toi mon collègue, mon aîné, mon ami, noble Gégé, que ce billet est dédié, dédicacé, débridé, déblatéré.
 
Car, lorsque l’escargot qui écrit ces lignes s’est retrouvé sans sa coquille, bavant sur le goudron, tout mou comme un lardon pas cuit, se sentant cuit comme un lardon qui frit, à bouffer la racine et pas le pissenlit, tu es venu comme un bon Père, un missionnaire des percutés, pour me recoudre les neurones éparpillés. Là je savais à qui causer et je savais qui me causait : un gars d’une trempe à faire rougir les bleus, à dérougir les yeux, à engourdir le blues.

Parce que, le sais-tu toi qui lit ? Ce type a traversé l’enfance tel une coquille de noix sur l’océan houleux, s’est édenté l’bocal sur le galet du temps qui poisse, s’est fait happer par un cyclone pour y voir l’œil du bas du fond, mais s’est relevé comme un coq, la tête au dessus du Loch Lomond. Et comme si cela ne suffisait pas, il a créé son remorqueur à titubants ; à la force de poigne, arraché qui à ses sables mouvants, qui à ses fables à mourants. Redresser sa bonne tête ne lui suffisait pas, il a fallu qu’il en remonte d’autres.
 
Alors, mon collègue, mon aîné, mon noble ami Gégé, sache bien que tes mots bien fichus, que ton soutien costaud, que ta connaissance, ton humanisme m’ont sacrément plus réchauffés que tous les cafés que j’nous ai préparés !  
 
Toi, moitié homme des îles et moitié gars d’Ménilmontant, sage aîné, mon humble ami Gégé, il n’y a pas si longtemps encore j’ignorais de quel bon bois tu es fait.
 
 « Piman paka vanté fôs' ay »*
 
 
RAB.jpg

* Proverbe créole : « Le piment ne se vante jamais de sa force »
Mardi 16 octobre 2007

J’exècre le jeune, le jeune est une sale petite merde !
 
Jeune soixantaine tout jubilant de ta fraîche retraite, tu élabores moult projets : jardinage et Kronenbourg, globe-trotting, peinture à l’huile, cuisine à l’huile d’olive, spéculation immobilière, balnéothérapie, etc.
N’es-tu point pourtant l’incarnation de la honte ? Dédaignant de faire don à la glorieuse démocratie populaire de ta force de travail, profitant du labeur prolétarien pour t’enrichir sur son dos, parcourant des circuits touristiques exotiques plutôt que de suivre la route du Progrès.
Félon individualiste et paresseux, tu souilles l’honneur du peuple ; pire encore tu fais tes commissions à midi ou à 17h00 alors que la journée t’appartient, et ce, afin d’exaspérer comme il faut le travailleur dont le temps est compté !
 
Jeune cinquantenaire, plutôt que de tanner ta peau sous l’ardeur d’un franc soleil et dépenser ta sueur au terrassement des voies publiques, plutôt que d’aspirer à pleins poumons et dans l’effort les particules amères de nos mines, plutôt que d’affronter les tempêtes et les glaces pour extraire de nos sols de précieux combustibles, tu préfères l’abandon casanier des emplois de cols blancs, l’arrogance mesquine d’un titre de maîtrise ; tu ôtes de ta bouche le précieux tabac de nos camarades cubains sous le prétexte de vie saine, tu dilapide tes revenus en pommades antirides plutôt que d’investir en lectures dialectiques, tu te dépenses bêtement en pratiques sportives dans le seul dessein de singer la silhouette des mannequins capitalistes.
Monument de narcissisme, de décadence morale, tu fuis les tâches rudes et relègues Stakhanov à la figure d’un idiot de village !
 
Jeune quarantenaire, par bonheur, tu restes l’exception. Car en toi brûle encore l’ardeur et l’engagement du militant sincère tandis qu’un intellect brillant te sert à appliquer sciemment les principes fondateurs du marxisme. Tu emploies la vigueur de ton corps (au zénith de son accomplissement) aux tâches les plus sociales.
Tu es, disons le sans détour, le pilier de notre système !       
  
Samedi 13 octobre 2007



Pompidos2.jpg

Vegetable Restraint Unit fH-2


Jeudi 11 octobre 2007

Après avoir passé 72 ans, 8 mois, 5 jours et 16 minutes à m’interroger sur les concepts les plus ardus de la philosophie, j’en arrive à la conclusion qu’une seule véritable question mérite notre réflexion.

On la trouve posée dans l’opus cinématographique intitulé « La guerre des étoiles » (« The Guerre of The Etoiles », George Lucas, USA – 1977). C’est au tout début de l’épopée qu’elle est formulée par le personnage néo-platonicien Darth Vader (que d’aucuns francophones aiment à nommer « Dark Vador »). La voici exposée :

« Si nous sommes sur un vaisseau plénipotentiaire, où est l’ambassadeur ? »

Je vous laisse donc le loisir de méditer ce propos fondamental.

Notez, que j’en ferai l’objet de mon prochain séminaire au Collège de France .
(Pour tout renseignement concernant les inscriptions, veuillez contacter Ghislaine au secrétariat de la Chaire de Philoanatomohebdosociométrie paradigmatique).


 

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