V
oyonz…
oyonz…
On bilanise ?
Ouais, tiens rigolo !
Pour Bibi, plutôt moche. D’accord, mais NUANCE, siouplait ! En effet, l’intérêt des trucs moches c’est que si on ne décide pas
de les jeter illico dans les poubelles de la mémoire, on peut s’en servir. Et même qu’en fait ils sont très utiles ces machins-là. Avec méthode, on les dissèque, on les observe au micro et
macroscope, on se documente, on prend conseil, on demande de l’aide si besoin, et du coup, miracle : on en sort un bidule appelé connaissance. Ce bidule n’est pas que du vent théorique, pas
que du baratin pour neurones las. N’oublions pas Jean Piaget : avec les connaissances, la cervelle s’accommode, restructure, fabrique, et ça modifie toute la personne, ça rend plus
expériencé comme dirait Jimi
Hendrix.
Ce qu’il y a de bien avec le destin c’est quand on n’y croit pas !


par Alex
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neofantaisie
Fort peu de gens, hélas, maîtrisent l’art de lire
l’avenir dans le cassoulet.
C’est la raison pour laquelle il faut privatiser les universités, les lycées, les collèges et les écoles de notre Lumineuse République. Grâce au Ciel, la sémillante équipe gouvernementale l’a bien compris.
Que croyez-vous que souhaite notre Petit Père des Gens lorsqu’il propose d’injecter des capitaux privés dans le système éducatif ?
Eh bien il souhaite en finir enfin avec la doctrine obscurantiste des enseignants d’Etat dont chacun sait bien et depuis fort longtemps qu’ils sont à la solde de Moscou. Pensez-vous
vraiment que le bolchevik Poutine s’intéresse peu ou prou aux technologies divinatoires de notre Pays d’Oc ?
La France a besoin de devins, dans tous les secteurs d’activité. Refuser de vouloir voir l’avenir en face c’est comme refuser une banane dans
un banana-split !
Au fait, si vous avez un plan pour le réveillon, je suis preneur...
par Alex
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neofantaisie
Ouvrons les yeux.
Le Père-Noël travaille une nuit par an, nous sommes d’accord ?
En admettant qu’il fasse douze heures d’affilée parce qu’il a pas mal de visites à faire, et si nous rapportons ses prestations sur une base horaire annuelle, que l’on fait ensuite une petite division, eh bien l’on s’aperçoit que ce salarié accomplit en moyenne une semaine de… 0,2 heures environ !
Le Père-Noël travaille une nuit par an, nous sommes d’accord ?
En admettant qu’il fasse douze heures d’affilée parce qu’il a pas mal de visites à faire, et si nous rapportons ses prestations sur une base horaire annuelle, que l’on fait ensuite une petite division, eh bien l’on s’aperçoit que ce salarié accomplit en moyenne une semaine de… 0,2 heures environ !
Et dire qu’on nous casse les pieds avec les 35 heures… (soupir)
par Alex
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Vous deux, même si je ne peux
Jamais plus vous revoir
Je vous verrai quand même
Au-delà de l’iris
Et des yeux de cyclones
Je vous reverrai comme
Je vous ai vu rêver
Aux murmures d’un conte
Courir à cloche-pied
Les cheveux vagabonds
Pour aller faire deux courses
Juste avant le dîner
J’entendrai vos sourires
Heurter mes souvenirs
D’un bruit plus fort et doux
Que tout ce qui nous broie
Vous étiez mes enfants
Sans besoin d’ADN
Pour vous j’aurais crevé
Sans une once de peine
Pour vous j’aurais gelé
En vous donnant ma laine
Je vous vois vous savez
Au-delà de l’iris
Et des yeux de cyclones
Je ne vous verrai pas
Bâtir les lendemains
Mais veillerai dans l’ombre
Et vous tiendrai la main
par Alex
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par Alex
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neofantaisie
Vous vous souvenez certainement du CCC, le « Comité Contre les Chats » que
le groupuscule humoristique télévisuel Les Nuls avait inventé (un rappel ici , sinon). Bon, sur Néofantaisie on adore les chats donc on est plutôt contre le CCC, du
genre : CCCCC, Comité Contre le Comité Contre les Chats. Mais il est tout à fait possible, toutefois,
de reprendre l’acronyme initial (si j’ose dire, hi hi) et d’édifier un beaucoup plus consensuel « Comité Contre la Crève ».
De quelques catastrophiques dégâts que peuvent entraîner une crève :

MINISTERE DE TOUT CE QU’IL NE FAUT PAS
Bureau central du bordel administratif des archives
Département des témoignages classés par ordre alphabétique
Service de les affaires sanitaires
Cellule des presbytes équipés de verres à doubles foyers
Rapport n° 78 451
REF : MINTFP/BCBAA/DTCOA/SAS/CPEVDF-000894-GD/dh-2132
Courrier du Comité Contre la Crève – Déc. 2007
Monsieur le Ministre,
J’ai l’honneur de vous soumettre, par la présente, le compte rendu détaillé d’une épouvantable
expérience onirique survenue dans la nuit du 18 au 19 décembre 2007, suite à l’absorption involontaire d’un virus de crève dans un endroit encore indéterminé.
Le cauchemar se situe dans le contexte d’une rencontre philosophico-gustative prévue le
mercredi 19 à 12h23, avec les citoyens XXXX et XXXX, dans le cadre de la commission parlementaire relative aux droits et devoirs des pizzas en métropole urbaine. A l’occasion d’une
permission réglementaire, je me rends donc au lieu dit pour y attendre mes comparses et m’installe confortablement dans la douce chaleur d’une gargote accueillante. Le citoyen XXX arrive enfin,
sans trop de retard, je lui serre la pogne, nous nous asseyons à notre aise et commençons à deviser agréablement pour passer le temps qui nous sépare de la venue du troisième larron.
C’est alors que se produit ce qui ne peut (fort heureusement) n’arriver qu’en songe : je
m’aperçois soudain de la présence de ma maman à nos côtés… ! Pris d’une panique incontrôlable, j’hurle à m’en faire péter les bronches déjà endolories par cette petite saloperie de virus.
Le camarade XXX tente vainement de me calmer, tandis que maman, imperturbable, contemple la scène avec son air de Droopy. Retrouvant enfin et non sans peine, la faculté d’aboyer quelques mots,
je lui demande la raison de sa présence inopportune en ces lieux de haute confidentialité. Celle-ci m’explique avec une affliction maladive minée de bienveillance pathogène, qu’elle s’est
subrepticement glissée dans la scène afin d’y contrôler la bonne tenue de mon alimentation. Je tente calmement, lui tapant dessus de tout ce qui me reste de forces avec une chaise, de lui faire
entendre raison, en arguant du fait que j’ai très légèrement dépassé le stade de fœtus. Mais la vieille dame reste de caoutchouc et la chaise rebondit. Je m’enfuis à toutes jambes et tente de
regagner au plus vite le départ grandes lignes de la gare la plus proche. Le réveil arrive alors, brutal, plein de sueurs glaciales, d’angoisses palpitantes et de symptômes
grippaux.
J’ose espérer que ce bref exposé pourra servir la juste cause républicaine de l’éradication
crèvique.
Dans l’espoir d’avoir pu y apporter une modeste contribution, je vous prie de croire, Monsieur le
Ministre, en l’expression de mes plus respectueuses salutations.
Alex
Boucherie-Charcuterie-Triperie Néofantaisie
SARL au capital de 12 Euros, Internet-sur-Réseau
par Alex
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neofantaisie
Bon, j'ai viré ce post "gothique" (comme on dit en
jeune) d'hier soir.
J'y peux rien, la crève me donne des idées noires...
J'y peux rien, la crève me donne des idées noires...
JE DETESTE AVOIR LA CREVE !
Un nouvel opus dans pas longtemps, j'annule ma participation à la sacro-sainte bouffe avec des grands de ce monde et vous concocte (au chaud) un article EFFRAYANT.
Un nouvel opus dans pas longtemps, j'annule ma participation à la sacro-sainte bouffe avec des grands de ce monde et vous concocte (au chaud) un article EFFRAYANT.
A très vite.
par Alex
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neofantaisie

Hello !
par Alex
publié dans :
neofantaisie
Avec la participation, ce soir, d'un homme politique !
Bon, c’est bien beau tout ça, mais
seulement voilà… Lorsqu’on ne se donne pas la peine d’écrire sur un petit carnet à spirale ses idées d’articles de blog pour pas les oublier… On les oublie !
La nature neuronale est ainsi faite, pas de pitié pour les trainards et alzheimeriens précoces, la sélection naturelle effektue zon oeufre
purifikatrice, ach !
Télencéphalisation
C’est une danse
Qui fit de l’homme ce qu’il est.
Dansons, rions,
Glissons dans les scissures
Et dans les circonvolutions.
Théoriz : Soit dit en passant, l’on fera gaffe avec ce terme de
« télencéphalisation » qui cause du développement du cortex dans l’évolution pour raconter comment nous les zhumains on est moins idiot que les bestioles ; en gros :
plus la structure de la partie la plus « moderne » du cerveau est tassée et ridée, plus l’on est « évolué » et zintelligent. Pour avoir des notions sérieuses sur
l’évolutions et l’espèce humaine, vaut mieux se référer à ce site bien fichu et abordable : http://www.hominides.com/
par Alex
publié dans :
neofantaisie
Aujourd’hui, encore un fond de tiroir. Fichier Midi datant du e-néolithique (époque à laquelle le genre humain découvre l’intérêt de Windows 95 dans
le polissage de la pierre), cette archive a nécessité de savantes procédures de rafistolage audiogalactique.
Il s’agit d’une version quelque peu mutante et un brin exotique de l’admirable Confirmation du non moins admirable
Charlie Parker.
Oyez, si vous ne craignez point d’en oindre vos tympans.
par Alex
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neofantaisie
En 1966, filmé, avec le
son, à une table de restaurant, le réalisateur de cinématographe Jean Renoir s’adresse à Rivette (autre
personnalité dans le métier du cinématographe) en alliant gestes et paroles : « si vous empilez ces soucoupes [des cendriers], vous obtenez une tour, et
cette tour prouve l'existence de Dieu... Mais au départ vous ne vouliez rien prouver du tout ! » Un peu auparavant il expliquait: « On ne découvre le sens d'un travail que lorsque ce travail est terminé » Et voilà pourquoi il est ici question d’arrêt, il y est foutrement
question d’arrêt, et pas seulement pour permettre aux voyageurs de descendre visiter la citation-station « Renoir », mais encore, pour bien ancrer l’idée du point final, qui manque
fatalement aux ingénieurs de la tour de Babel. En fait, plutôt, il n’y en a pas qu’un, il y en a autant qu’on veut.
Clarifions un peu. Au départ on empile nos cendriers sur la table d’un restaurant, ou bien nos liasses de scenarii, nos
kilomètres de pellicule ; ou bien nos formules littéraires sur le papier matheux gourmand : nous nous efforçons, autant que faire se peut, de faire ce que nous pouvons pour constituer quelque
choses d’à peu près cohérent qui veuille dire quelque chose. Bouh bouh, pfeuh ! Un boulot, quand même, du tonnerre de Brest, mais faut ce qui faut. Ensuite, avec le temps, la cervelle, les
autres, on s’apperçoit qu’on en a dit un peu plus que ce qui était prévu. Et peut être même, qu’après quelques centaines de milliers de tours en cendriers sur beaucoup beaucoup de tables de
restaurant (désertés par les gourmets enfumés jusqu’à l’agonie gustative) on pourra se dire : Ah, ah ! Voilà donc ce que j’avais dans l’occiput. Mais ça c’est pour la fin. Entre temps il y a eu
un certain nombre de plus petites fins, plus modestes ; des fin utiles. On pourrait dire des buts. On pourrait aussi dire des désirs et s’arrêter vite fait à la station-citation
« Deleuze-Guattari » pour s’informer très touristiquement de ce qu’on ne désire jamais seulement quelque chose toute seule comme une conne,
mais toujours des agencements de choses. Prenons un exemple : le vélocypède. Je veux un vélocypède. Mais quand j’y pense à ce machin qui me fait baver, je rève de tout ce que je vais
pouvoir faire avec : me balader à la campagne, sillonner la ville derrière les autobus avec un masque à gaz très chic (à cause du diésel), déballer l’engin de son emballage (moment intense de
bonheur qui passe forcément: trop vite parce qu’on est trop pressé d’ôter tous les machins qui cachent l’objet), descendre les côtes à toute vitesse les cheveux plaqué comme un danseur de tango
(là on évite à tout les coups de penser à la montée, quelqu’un qui désire un vélocypède ignore les montées, à plus forte raison un danseur de tango !), lustrer le cadre avec bienveillance et
le voir briller sous la lumière d’un néon bleu de garage, etc. Ainsi, sans doutes, il en va de même pour un Jean Renoir agençant soigneusement ses désirs de filmer, surtout que pour faire des
films il faut requisitionner tout une légion d’autres quidams avec des cervelles pleines de désirs itou, si bien que se trament et se nouent une quantité faramineuse de désirs en ribambelles
d’agencements. Mais dans le cas de qui écrit seul au fond de sa petite chambre éclairée d’une lampe arrachée à la poussière du gernier d’un grand-père qui savait
garder-les-choses-utiles-des-fois-que-ça-puisse-servir, il en va de même encore, bien qu’à une échelle plus réduite.
Donc, on a fini des petits, des moyens, et des gros travaux qui nous ont permis de découvrir qu’on avait pas fini de
découvrir qu’on peut continuer parce que l’ensemble de ces travaux au moment où on les contemple de haut constituent une édification plutôt cohérente dont on ignorait auparavant la possibilité.
C’est l’avènement. Il y a quelques points finals, qui n’ont pu voir le jour qu’après une longue mise en place de petits points.
Tout ça pour dire qu’il faut une bonne dose de conscience de fourmi littéraire pour écrire. On y va doucement, on se
fixe d’humbles buts à nous que même si les autres ils trouvent que c’est minable, on les emmerde.
« On n'écrit pas assez ! »
« On n'écrit pas assez ! »
Gribouiller des centaines de pages pour construire un bouquin c’est tout l’inverse d’une tour de Babel. Primo parce que
même Proust n’avait pas assez d’énergie pour écrire une infinité de pages, secondo parce qu’on écrit pour communiquer des choses et pas pour énerver
Dieu.
par Alex
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neofantaisie
NYC - New York State, 13th district – Police Precinct - 05:09 pm
Lieutenant DePiro : Eh bien Doc, je n’écoute plus vos messages, mon répondeur est saturé
!
Docteur Thomas : Vous, enfin, Bob ! Je commençais à désespérer… C’est tout bonnement fou, je
vous assure, tout bonnement fou !
Lieutenant DePiro : Allons Doc, du calme, si vous m’exposiez plutôt les faits qu’on puisse y voir plus
clair ?
Docteur Thomas : Mais les faits, ils sont simples… Un client, je sors prendre un café et hop,
évaporé… Il était là, sur cette table. Personne hormis moi, Sam et les agents de ce foutu central n’a accès à la salle d’autopsie !
Lieutenant DePiro : Allez, c’est sûrement une blague ; vous savez, les gars cherchaient un truc pour
fêter la naissance de votre petit fils.
Docteur Thomas : Une blague…? Voilà presque une journée entière que je courre dans tous les sens,
que j’interroge tout le personnel, du planton au Capitaine, vous ne pensez pas qu’ils auraient trouvé mieux ?
Lieutenant DePiro : Mouais, bien sûr. Alors dites moi très précisément ce qui c’et passé, le moindre
détail à de l’intérêt.
Docteur Thomas : Je vous le répète, à 8h30 environ, je déballe mon client avec Sam, je prépare le
matériel et je sors tranquillement boire un café avant de commencer l’autopsie. Sujet inconnu, teint basané, portant cheveux longs et barbe, assez maigre, portant des marques de blessures légères
sur le haut de la tête, une plaie au thorax et une sur chaque main et sur chaque pied. Je n’ai pas vu grand-chose, juste un œil en vitesse pour me donner un avant goût. Ah si, attendez, il est
encore sur la table : ce drap. Notre bonhomme était emballé dedans, les gars de la morgue l’y ont laissé suivant les instructions d’un de vos sergents.
Lieutenant DePiro : Faites voir.
Docteur Thomas : Tenez, on dirait du lin, ce machin n’est pas franchement moderne, il semble tissé à
la main. Et voyez ces traces brunes, le client y a comme laissé son empreinte. Il devait être fichtrement crasseux… Pourtant, et ça c’est assez bizarre, aucune odeur lorsque nous l’avons sorti,
la décomposition ne semblait même pas avoir commencé. Et je sais que vous ne l’avez ni trouvé dans une chambre froide, ni au pôle Nord, nous sommes au printemps, il fait 27° à
l’extérieur…
Lieutenant DePiro : En effet, mes gars l’ont ramassé à l’extrême sud de Corona Park, au bout de l’avenue,
dans une sorte d’installation, on aurait dit une grotte, d’après eux.
Docteur Thomas : Bon, il n’était pas sous la glace… ?
Lieutenant DePiro : Non, non, juste étendu à l’intérieur de ce bidule dont personne, évidemment, ne sait
ce qu’il fait là. Alors, je résume, vous sortez votre bonhomme de son sac, vous dépliez la nappe dans laquelle Mémé semble l’avoir enveloppé après son meurtre, il ne porte aucun vêtement, vous
jetez un coup d’œil global, remarquez six blessures… Dites, aux pieds, aux mains et au thorax, c’était quoi comme genre de blessure ?
Docteur Thomas : Au thorax, quelque chose d’assez net, quinze centimètres environ, assez propre,
sans doute une arme blanche. Aux pieds et aux mains, des plaies plus sales, même type d’objet pour les quatre, les marques étaient très semblables, j’ai d’abord pensé à une arme à feu, mais pas
de traces de brûlure, aucun résidu alentours, vous savez, c’est le genre de chose que l’on voit immédiatement. Mais je serais bien incapable me prononcer sur la cause du décès étant donné que je
n’ai plus de corps !
Lieutenant DePiro : Mouais, mouais, mouais… Un néo Hippie latino, ou clochard propre, qui se fait
probablement un peu malmener avant d’y passer et qu’on dépose ensuite dans une sorte de mausolée aux abords d’un parc… Règlement de compte : je n’y crois guère. Pas de blessures par balle,
le corps est exposé comme un sapin de Noël au lieu de finir au fond du Meadow ou d’un broyeur. Ça ne colle pas. Par contre, tout ça sent le rituel, je verrais bien une secte
d’illuminés…
Docteur Thomas : Désolé Bob, mais je n’ai vu aucun beatnik en transe débouler dans les couloirs ce
matin. Tout ce que je veux, moi, c’est qu’on me rende mon client. Je n’aime pas me faire piquer mon rosbif !
Lieutenant DePiro : OK, Doc, on va s’en occuper. Au fait, votre John Doe, ça ne serait pas mal de lui
trouver un surnom avant qu’on parvienne d’une part à le retrouver, d’autre part à l’identifier. Vous dites que c’était un type basané, oriental ou latino, sûrement. Faudrait quelque chose
qui plaît aux hispaniques, on lui doit bien ça à notre farceur, pas vrai, Doc ?
Docteur Thomas : Je ne sais pas moi, Alberto, Luis, Juan… Jesus ?
Lieutenant DePiro : Ah oui, pas mal ! Jesus, ça me plaît bien, ça.
par Alex
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