Version psychologique
Lorsqu’on n’a rien à dire, c’est que l’on a beaucoup à ne pas dire.
Version drague :
- Ça vous dirait… ?
- Non !
Version compatissante :
Quand on n’a rien à dire, il faut le dire.
Version militaire :
Garde à vous ! Fixes !
Version volubile :
J’ajoute, toute proportion gardée, et avec la profonde conviction qu’il est impératif de ne pas écarter l’hypothèse d’un autre champ de
possibilités dans la mesure où plusieurs pistes sont toujours envisageables, que je n’ai rien à dire sur le sujet.
Version diplomatique :
C’est toujours un plaisir de vous écouter !
Version médicale :
Exérèse des cordes vocales et amputation des mains.
Version sournoise :
Il aurait énormément à dire sur le sujet et c’est précisément pour cette raison que je n’en dirai rien.
Version psychanalyste :
Oui…poursuivez…
Version bâillonnée :
Mmmmm !
Version retour du travail :
Chérie, tu peux répondre au téléphone, s’il te plait ?
Version latine :
Ex nihilo…
Version paranoïaque :
Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous.
Version basique :
R.A.S.
Version philosophique :
L’essence même de la parole prend toute sa signification dans son absence.
Version psychiatrique
- Alors ?
- Syndrome catatonique.
- Bien, je vois.
Version juridique :
Conformément aux termes de l’article R.268-12 mentionné au chapitre 2 du titre III, et en application du décret n° 09-4056 du 12 octobre 2009,
le présent article est abrogé.
A suivre…
Vendredi 28 septembre 2007
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Deniers du culte