La question de l’amour sacré demeure pour l’humanité
une préoccupation essentielle.
« Dieu nous aime-t-il ? » se demandent tour à tour Mère Teresa ou Staline. Et toujours cette lancinante interrogation, ce doute
anxiogène…
Il n’est cependant qu’à contempler le réel pour constater avec un grand soulagement que, oui, Dieu nous aime bel et bien !
Voyez comme la misère et la souffrance sont présentes et cela balaiera vos angoisses. Car « qui aime bien châtie bien » dit
l’adage ; ainsi, Dieu châtie à tout va, il laisse aller son martinet tel une caresse paternelle ; il s’emploie ardemment à offrir aux incrédules, autant qu’aux fidèles, les rougeoyants
stigmates de son affection transperçante. Même Junior en profite, un petit tour en peau de bonhomme et hop le voilà crucifié ! « Agneau de Dieu », ton papa t’a gâté.
Alors évidemment qui mène une vie paisible et abondante, se voit comblé de succès et pourvu d’une solide carcasse, aura tendance au doute… Il
ira parfois jusqu’à renier le Créateur et son Intelligent Design. Il s’oubliera dans l’adoration d’idoles éphémères telles la Raison ou la recherche du Tao. Il s’enfermera dans la
philosophie ou la science pour oublier sa peine, écumant les traités profanes pour tenter un déni vain de sa demande d’amour. Il se détournera du Tout Puissant qui pourtant ne l’a pas oublié. Car
dans son infinie clémence, dans sa miséricorde éblouissante, l’Eternel pose quelquefois des jalons de confiance, délivre avec surprise d’heureuses consolations. Voilà ainsi que tout à coup notre
riche et triste cartésien se plante avec sa Porsche et, par un effet de grâce, se voit comblé d’une invalidité à 100% avec majoration pour tierce personne. Bienheureux, doutes-tu
encore ?
Ah, je me souviens de ces belles discussions avec Jésus, quand on bouffait des olives en reluquant le rebondi des jolies
Béthaniennes et qu’il s’exclamait soudain : « Ce qu’il y a de vraiment bien dans le boulot de Papa, c’est qu’il s’en paye une sacrée bonne
tranche ! »
Vendredi 26 octobre 2007
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Deniers du culte