La chose n’est pas aussi aisée qu’il pourrait y
paraître.
Je mes suis initié à cet art avent le souper et avec tel brio que m’en voici encore pantelant de surprise.
Il s’agissait, voyez-vous d’adapter un bracelet métallique à l’étrange carnation qui me fait office de papatte. Aussi avais-je pris, au
préalable, le soin de me rendre au magasin de bricolage afin d’y dénicher de fort minces tournevis. Un rapide détour sur les pages électroniques à support pixellisés de la toile inteweb, m’a mis
au parfum : la tâche nécessite un appareillage d’horloger dont l’achat n’est guère dispendieux mais qui oblige à ce que il faille attendre de recevoir le truc et pi moi j’aime pas
attendre.
Je me suis-je lancé dans l’exercice, véhémentement, avec l’ardeur frénétique de l’homme fier qui veut joindre son but, même au prix de la plus
grotesque manipulation néandertalienne. J’ai brisé trois tournevis, usé de marteaux et de pinces, archirayé le beau métal, tordu des machins, pulvérisé des bidules, mais suis arrivé à mes
fins !
Et c’est avec la joie d’un mandarin fraîchement nommé que j’ai ensuite rejoint le premier miroir venu, pour y contempler le subtil
harnachement.
Il n’est qu’un petit détail qui s’en soit pris à ma satisfaction : à y bien regarder, les aiguilles de la montres restent figées, è
tournent pu…
Le bracelet est à présent seyant, la Pulsar, bonne à jeter.
Samedi 15 mars 2008
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Deniers du culte