Que dirons nous après le jour,
que dirons nous du bien de paille
du feu facile et sans son or,
du jeu des mille espaces morts ?
Nous manqueront les rives sales
des matins vides à dévaler
à pattes vives et sans aimer
la pente qui mène au travail ;
puant boulot de mécano
sans cambouis et ongles foutus,
tête noire mais plus têtue
amalgamée au train des choses.
Car y faut bien gagner la soupe
car y faut bien laver son corps,
abattre le bruit de nos torts
en boulonnant le monde à clé.
Nous ne dirons plus après jours
n’allumerons plus aucun sort
malgré ce que songe l’écrit
et ce que singent les gens sourds.
2000
Mercredi 8 mars 2006
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21:08
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j'en reste sans voix...
et quel autre choix
nous reste t il
que porter notre croix
quel autre asile...
quelles autres voies...
Mais maintenant plus personne nous respecte, on doit faire des boulots à la con mal payés, on peut plus passer des journées a rien branler et discuter avec les potes au Flore en picolant, le gauchisme n'est plus à la mode, et la télé nous fait une foutue concurrence. Tous ça fait chier, merde !
Alex (philosophe de merde)
Alex, poète (Oui, parfaitement Môssieur!)