Sachez, vous austres, que regardant ce matin le poste télévisuel afin d’alimenter une paresse nonchalante qui constitue la principale activité de mes congés réglementaires ; regardant donc la TV, tel un gluant lombric allongé sur son lit aux draps flétris, j’ai supravisionné l’illustre série Dallas.
Tranquillement attablés pour affaires, autour d’une table rectangulaire ornée de sets au camaïeu bleu et d’un service à thé tirant sur le vert, divers cow-boys friqués devisaient. Mais soudain, le director, bien avisé (et bien aviné) s’est entiché d’un gros plan américain assez court sur patte, pour laisser voir un stupéfiant spectacle. En effet, que vîmes-nous ? Eh bien, sachez, vous austres, que nous vîmes rien moins qu’un pot de confiture Bonne Maman, aux fruits jaunes très vraisemblablement.
Les fort nombreux psychanalystes lacaniens qui fréquentent ce bloug sauront mesurer l’impact subliminal d’un tel gimmick. Proust lui-même en serait sur le cul !
Songez, braves gens, à l’immense puissance évocatrice d’un tel symbole oedipien. Le riche pétroleman en santiags et Stetson, il a au fond de son cœur une maman française.
Vive le Texas libre !
Jeudi 20 avril 2006
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Deniers du culte