De mon temps, « consommer l’amour » signifiait passer à une phase plus sérieuse que faire des bisous sur la joue ; cela voulait dire qu’après s’être confortablement installé dans l’auberge d’Eros, s’être enivré des saintes odeurs d’un festin de blandices, avoir ouvert son cœur comme une bouche espiègle, l’on en venait au fait de savourer la chair.
De nos jours, s’il m’est permis de juger d’après ce que j’en vois, « consommer l’amour » c’est consommer tout court. Songez que plus d’un mois avant la mi-février, où il est de coutume de fêter les hymens, d’importantes précipitations promotionnelles nous publicitent l’épiderme jusqu’à l’os ! Saint-Valentin, patron des commerciaux ? Saint-Commercial, patron des Valentins ?
Car enfin, nom d’un Dom Juan à suspensions hydrauliques, faut-il donc que la moindre parcelle de nos vies, y-compris la plus intime, serve de terreau à quinze millions d’annonces mercantiles ?
A ce train là pourquoi ne pas glisser quelques encarts publicitaires pour de puissantes berlines allemandes dans un opus de Goethe, proposer la livraison d’une pléiade de roses en interlignes aux vers du grand Ronsard ?
Qu’il y ait un peu de réclame pour des biens de circonstance lorsqu’une fête se profile, voilà qui semble naturel, mais que nos boîtes aux lettres, matérielles ou virtuelles, regorgent, un mois avant, d’une ribambelle d’invites où TOUT devient sujet de l’événement en perspective, y’a quelque abus !
Et j’en viens naturellement à l’incontournable situation de qui n’a pas la chance de vivre en douce idylle. Imaginez-vous chien errant de Bamako auquel on rebattrait les oreilles galeuses de mille slogans pour des pâtées gastronomiques et croquettes cordon bleu. Songez que, comme Médor, il pourrait vous prendre une impérieuse envie de mordre au mou des foisonnant marchands du temple d’Aphrodite !
Et c'est ainsi, que sous certain point de vue, union et célibat pourront se résumer
singlièrement.
Alors, Cupidondons de la farce ou bien chiens enragés ?
Et songez que ça va même plus loin, puisque si on y regarde bien, la plupart des sites de rencontre pour trouver de l'amour (qu'ils disent), ça ressemble assez à des marchés à bestiaux (photo de l'animal, pédigré, caractéristiques physiques, préférences alimentaires, etc. C'est d'un romantique !
Eh ben, tu n'y vas pas avec le dos de la cuillère !
D'un autre côté, il y a aussi des fêtes ennuyeuses auxquelles on assiste consterné, en se disant qu'on aurait peut-être mieux fait de rester chez soi.
Mais l'important c'est que chez Néofantaisie, qu'il y ait la fête ou pas, tu es invitée permanente avec accès VIP
Je me demande comment les sites de clous et marteaux s'en sont sortis ...
Y'a t-il tableau plus idyllique qu'un couple bricolant de concert sous la lumière ambrée d'une lampe baladeuse, au son délicat d'une scie circulaire ?
Et bien sûr aux commentaires.
http://l-oeil-du-vent.over-blog.com/article-27984538-6.html#anchorComment
Je me sens bien chez toi; je peux mettre mes belles robes et passer des moments agréables. Merci pour ça, aussi, Alex
Ah oui, très intéressant ce billet ; tu as bien fait d'évoquer cet éclairage méconnu.
Que tu passes de belles robes pour tes aimables visites m'honore, mais surtout, hein pas de manières, tu sais que tu peux aussi venir en jeans et t-shirt et y être acceuillie avec le même enthousiasme !
Merci, finalement je préfère cela à l'autre version !
Bienvenue en ces lieux, Carolcamilucie.
Billet provocateur, mais pas tant que l'envahissement publicitaire!
Bienvenue sur néofantaisie, Doréus. J'ai déjà eu l'occasion de faire un tour sur ton blog qui est très bien et qui propose des recettes de cuisines fort sympathiques ; que demander de plus ?
Bonjour,
Votre blog est intéressant
Je vous invite à visiter mon blog, je suis graphiste.
Vous y trouverez beaucoup d'infos qui font l'actualité.
Je vous souhaite une bonne continuation
www.nicolaslizier.com
Nicolas Lizier
Merci et bienvenue sur Néofantaisie, Sophie.
(ahhh ! comme je partage ton coup de gueule !)