Hier et aujourd’hui c’était un peu comme du printemps, alors ça m’a donné envie de ressortir un poème qui cause de ce sujet. Et voilà l’occasion de faire bonne introduction à la me-langue. La me-langue, quoi qu’est-ce ? Eh bien c’est de l’art brut en poésie, si on veut (si, on veut ! Parce que je ne vois pas tellement mieux que cette notion pour en dire un peu ; assez peu en fait, mais je crois que c’est mieux ainsi).
QUE JOUR PRINTEMPS NOUS DIT
Que jour printemps nous dit
est sommeil en déroute;
les forts hibernants pleins
de choses à en perdre le sud :
papillonnants bonheurs de soirs en sérénade ;
gambadants tours de cycle, à tout fendre colza ;
reposants libres rires que bière y bulle en sang qui nous remonte en tête.
Tant masse induit que mots y manquent !
Ah ! vérité, mes humains, s’actualise
en ce que force influx
catapultent mémoire.
Les petits bouts d’hier, empressés dans l’assaut
ramassent leur gueule en joie sur la porte pensée.
Et telle se fait chaque an
la prometteuse venure
de passé-présent glace à rafraîchir futur,
il s’entend là sorbet que parfume eau de vie
pris en adrénaline
et qui grise le gris.
Tout est promis
si pas l’Homme se fracasse
Mars 1999
Je sais que tu aimes jongler avec les mots (et les images), donc je ne devrais pas être surpris que tu aimes, mais j'en suis tout de même très heureux
Des bisous.
En fait la me-langue, c'est pas tellement prévu pour être compris des autres tel qu'un message s'entend habituellement, puisque c'est une manière de causer dont la formulation découle d'une grammaire individuelle, une sorte d'expression qui abolirait les rêgles communes de la syntaxe pour être au plus près de ce que chacun a envie de signifier. Mais je trouve intéressant de voir comment les autres reconstituent cette forme brute de langage, se l'approprient et lui donnent le sens qui leur convient. Faut plutôt laisser jouer son feeling pour y trouver son sens. Un truc très libre en quelque sorte.
Mais, Valounette, tu sembles oublier quel fainéant je suis...
Je vais essayer, mais il faut que je me concentre assidûment
Bisous, belle fée.
bisous
Arthi