Plus jamais n’irai-je
Au soir, te caressant
La nuque frissonnante
Aux soirs te conter
Trois mots de mes dix doigts
Trois contes sans la voix ?
Oh, plus jamais
Ne sentirai-je
Un brin de cette odeur
Qui m’a donné repos
Ton parfum sentinelle
Qui absorbait le vide
Auquel ma vie se pend ?
Plus jamais, ne verrai-je
Se clore tes paupières
Sous ma main tes cheveux
Abreuvant mes phalanges
D’un fluide pérenne
A en guérir mes plaies ?
Plus jamais n’entendrai-je
Ta voix qui me berça
Au milieu du tumulte
Des saccades mentales
Des sabots frénétiques
Qui piétinaient mon âme ?
Plus jamais ne prendrai-je
Une respiration
Et sa suite de cycles
Réveil a pleins poumons
D’un cauchemar tenace ?
Plus jamais contre toi
Au corps à corps du rêve
A la chaleur de toi
Au renouveau de moi
Au marbre qui fleurit ?
Plus jamais, plus jamais
D’une phrase terrible
Tu m’as jeté la mort
Aux tréfonds du cerveau
Des neurones acides
Me désagrègent tout sourire
Samedi 30 juin 2007
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Deniers du culte