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Mon frère, pas « adieu » ni encor « à jamais »,

Mais plutôt « à toujours »,  en douceur éthérée.

Que le son de ta voix à présent retirée

Me revienne et m’apaise  en esprit désormais.

 

Ton sang passe en mon cœur et mon souffle est le tien

Ta main que je tiens fort est au-delà des vues

Et même si de chair ton être est dépourvu

Tout mon corps à ta vie clame un féru  soutien.

 

Aux heures du printemps donnant au renouveau

Ses fragrances sublimes, ses chatoyants feux

Ton âme, flamme intime, passe loin l’enfeu

De l’étroit souvenir, frêle baliveau.

 

De toi tout est beauté en instance d’éclore

Ta présence épurée est forte d’un éclat

Qui défait les écueils dont tu étais las

Et fournit aux matins les raisons d’une aurore.

 

Par delà toute peine et césure brutale

Demeure ton essence, admirable présent

Qui d’un passé ployé détord le cuisant

Et conjure les torts en déni du fatal.

 

Mon frère, pas « adieu » ni encor « à jamais »,

Mon frère « à toujours »,  en douceur éthérée.

Mercredi 6 avril 2011 3 06 /04 /Avr /2011 20:33
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