neofantaisie
Une petite excursion chez zigzag m’a donné
envie de vous proposer cette citation :
« Un ouvrier, de nos jours, parle aisément de sa conscience de classe: fût-elle, d’aventure, assez faible. Je ne crois pas que
ce sentiment de solidarité raisonnée et armée se soit jamais manifesté avec plus de force ni de clarté que parmi les manouvriers de nos campagnes du Nord, vers la fin de l’Ancien Régime ;
diverses pétitions, certains cahiers de 1789 nous en ont conservé de poignants échos. Le sentiment, cependant, ne pouvait alors se nommer, parce qu’il n’avait pas encore de
nom. »
Marc BLOCH
Apologie pour l’histoire, ou métier d’historien, p. 173
(Ecrit en 1941-1942) Armand Colin, Paris, 1993 "Marc Bloch entre dans la clandestinité à la fin de 1942 quand les Allemands envahissent la zone libre. Réfugié dans la Creuse, Bloch rédige alors, sans documents et dans des conditions difficiles, son Apologie pour l'histoire ou métier d'historien (publié en 1949 par les soins de Lucien Febvre), dans lequel il résume avec brio les exigences singulières du métier d'historien. En 1943, après l'invasion de la zone Sud qui ne le laisse en sécurité nulle part, il s'engage dans la Résistance, dont il devient un des chefs pour la région lyonnaise au sein de Franc-Tireur, puis dans les MUR (Mouvements unis de la Résistance). Il est arrêté à Lyon le 8 mars 1944 par la Gestapo, torturé, et meurt fusillé le 16 juin. Il se serait écroulé en s'écriant : « Vive la France ! » Par la suite, ses cendres ont été rapportées dans le cimetière du Bourg-d'Hem." http://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Bloch
(Ecrit en 1941-1942) Armand Colin, Paris, 1993 "Marc Bloch entre dans la clandestinité à la fin de 1942 quand les Allemands envahissent la zone libre. Réfugié dans la Creuse, Bloch rédige alors, sans documents et dans des conditions difficiles, son Apologie pour l'histoire ou métier d'historien (publié en 1949 par les soins de Lucien Febvre), dans lequel il résume avec brio les exigences singulières du métier d'historien. En 1943, après l'invasion de la zone Sud qui ne le laisse en sécurité nulle part, il s'engage dans la Résistance, dont il devient un des chefs pour la région lyonnaise au sein de Franc-Tireur, puis dans les MUR (Mouvements unis de la Résistance). Il est arrêté à Lyon le 8 mars 1944 par la Gestapo, torturé, et meurt fusillé le 16 juin. Il se serait écroulé en s'écriant : « Vive la France ! » Par la suite, ses cendres ont été rapportées dans le cimetière du Bourg-d'Hem." http://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Bloch
Jeu 3 jan 2008
3 commentaires
> Bougrevalounette : Comment ça "plus dénudée" ? Coquine, va !
:-p
Alex
:-p
Alex
Alex - le 04/01/2008 à 18h54
Si seulement, de nos jours, les ouvriers parlaient aussi aisément de leur "conscience de classe". J'ai l'impression au contraire que plus grand monde n'a vraiement de repère quant à l'existence de classes dominantes ou exploitées. On s'en prend plus facilement à celui qui peut encore prendre sa retraite à 60 ans, qu'à celui qui accumule des stock-options en mettant en place des plans sociaux. Il est temps de sortir de ce brouillard idéologique... ! (et hop, une résolution de tenue !)
Oh!91 - le 05/01/2008 à 09h55
Alex ... enfin tu vois quoi ! eventuellement avec une version plus dénudée peut être ? ;-) Je t'embrasse p'tit bouchon.