Un beau moment est à jamais acquis
Seul un mot
Empreinte frêle d’aimer
Que j’aurai pu te dire
Une offrande d’un temps
Quelle qu’en soit la durée
Un sourire
Plus apaisant que l’eau
De fleurs d’oranger
Plus timide que haut
Sans même t’éveiller
Un souffle dans ton dos
Deux doigts
Oui, simplement leur pulpe
En effleurant ta peau
Et l’ayant tatouée
De quelques lettres, Amour
Le peigne d’un regard
Lissant ta chevelure
Le mystère des riens
Qui fixent les serments
Les ors minuscules
Enlacements si forts
Tenus par un clin d’œil
Soutenus de tendresse
La plus simple parcelle
Nos peaux, terres arables
Nos peurs défrichées
Nos êtres complétés
Terrain d’entente immuable
Un hésitant baiser
Et même le dernier
Tout cela, je le sais
Est dans un ciel arqué
E n’égale mc²
Quand s’ouvrent les couleurs
Plus larges que nos yeux
Une échelle modeste ?
Une idée d’éphémère ?
Pourtant… tout l’univers
Infiniment grand
Infiniment petit
Infiniment présent
Publié le 28/02/2008 à 19h36 dans neofantaisie